27 octobre 2020 Par AdminLaTortuga 0

Sommes-nous devant une nouvelle opportunité d’évoluer?

Après ces semaines vécues, peut-être que la majorité a compris, ou du moins a senti qu’il y a une raison derrière cette situation inédite. Une raison, autre que le fait que le virus ait surgi de Chine et s’est propagé dans le monde entier.

Bien que mondiale, cette expérience est perçue différemment par chacun. Et comme une expérience est toujours accompagnée d’un apprentissage, chacun aura un apprentissage personnalisé selon son état de conscience, de compréhension des choses et de connaissance émotionnelle.

Néanmoins, ce qui est très important, c’est qu’il faut se préparer pour l’après expérience. Si nous pensons que la vie reprendra « comme avant » et que nous reprendrons nos habitudes de toujours, nous n’aurons rien compris. Car, de toute manière il y a eu du changement.

Voici, ci-après quelques propositions de choses à faire et aussi des idées pratiques du quotidien, qui pourraient nous aider à débuter notre expérience du changement ou au moins qui pourraient nous pousser à réfléchir sur ce sujet.

C’est des propositions, mais réellement, nous n’avons pas beaucoup le choix. D’une part, nous sommes contraints à changer notre façon de vivre et de voir les choses, si nous ne voulons pas avoir un autre événement, comme celui que nous sommes en train de vivre, ou peut être encore plus dure. Et d’autre part, nous sommes contraints à revoir notre comportement pour mieux faire face aux épreuves de la dégradation de la situation économique et des problèmes dus aux changements climatiques.

Changement de surconsommateur à consommateur modéré

Nous vivons depuis des années un déséquilibre des richesses, où l’objectif primordial c’est le profit au dépend de l’espèce animale, végétale et même humaine. En effet, nos richesses naturelles et aquatiques s’épuisent de plus en plus, par conséquent, il faudra apprendre à consommer intelligemment et avec modération.

  • Nous pouvons arrêter de suivre et d’être influencés par les publicités, qui nous bombardent quotidiennement partout et à travers les médias et qui nous font acheter tout et n’importe quoi.
  • Nous pouvons soutenir plus les entreprises « éthiques ». Peu importe de quelle nationalité, si nous choisissons les bonnes entreprises, systématiquement les entreprises « non-éthiques » vont être boycottées.
  • Nous pouvons nous abstenir d’acheter des produits par « habitude », par influence culturelle, relationnelle, etc. Si les prix ne sont pas raisonnables et que l’on décide de ne pas acheter, il n’y aura pas d’autre choix, les prix seront révisés.
  • Nous pouvons favoriser nos achats chez les commerçants de proximité, ceci poussera les grandes surfaces à réviser leurs prix, à laisser une place aux petits commerçants dans le marché et également à mieux rémunérer leurs fournisseurs, agriculteurs et petites entreprises.
  • Concernant la consommation technologique, de plus en plus de produits sont présents sur le Net et portant une cause. Nous pouvons penser à les utiliser, surtout qu’ils ne nous « volent » pas nos informations personnelles et ne les stockent pas dans leurs bases de données. Par exemple, nous pouvons utiliser un moteur de recherche qui a une cause, tel que le moteur de recherche Ecosia, qui permet de planter des arbres à l’aide de nos recherches. Nous pouvons également installer des applications qui permettent de nourrir des êtres humains affamés dans des pays pauvres, etc.

Changement lié à notre santé et à notre environnement

  • Nous pouvons essayer de Consommer des produits les plus sains et Bios possibles.
  • Nous pouvons cuisiner tout ce que nous pouvons chez nous. Cela nous permettra, au moins, de savoir ce que nous mettons dedans. Sans parler des économies que l’on pourrait faire.
  • Nous pouvons consommer des produits cosmétiques et des produits de nettoyage le plus naturels possibles. Nous pouvons même préparer nous-mêmes certains de ces produits.
  • Nous pouvons manger moins pour avoir moins de maladies mais aussi pour jeter moins et éviter le gaspillage. Les statistiques donnent le pourcentage de 30% de nourriture jetée.
  • Avant d’acheter le moindre produit, indépendamment de son prix, nous pouvons réfléchir si nous en avons vraiment besoin ou si nous avons besoin de toute sa quantité ? Durant le confinement, beaucoup ont pu vivre juste avec l’essentiel, alors pourquoi ne pas continuer de cette manière !
  • Les statistiques ont montré que le pain est le produit le plus acheté et le plus jeté. Nous pouvons préparer du pain chez nous, c’est tellement facile ! (si vous ne l’avez jamais fait, vous pouvez trouver beaucoup de bons professeurs de cuisine sur Youtube.). Ainsi, nous pouvons couper le pain préparé en portions et le mettre au congélateur. A l’occasion, nous pouvons sortir quelques heures avant, seulement les portions à consommer.
  • Sous prétexte que les viandes contiennent des protéines très importantes pour le corps humain, leur consommation est très élevée au quotidien. Les protéines et bien plus de vitamines, se trouvent dans les fruits et légumes, ainsi nous pouvons diminuer la consommation des viandes.
  • Nous pouvons favorisez les produits avec le minimum d’emballages pour diminuer les déchets.
  • Notre maison à nous tous c’est la Terre. Les animaux, les végétaux et mêmes les minéraux sont les piliers de cette maison Terre. Les maltraiter ou ne pas les respecter fait que le mal nous reviendra de toute façon d’une autre manière.

Changement Personnel et Relationnel

  • Nous devons avoir la certitude que tout se passe pour que nous apprenions et que chaque mal vient avec son propre remède. En se répétant ceci dans notre esprit nous allons laisser aller les choses. C’est le lâcher prise avec de la confiance pour tout.
  • Nous avons la possibilité de réserver du temps, même 10 mn par jour, pour rester seul avec soi pour calmer son esprit et voir plus clair. Ceci changera beaucoup de choses dans notre intérieur et se reflétera sur notre comportement et nos sentiments.
  • Nous devons traiter les personnes que nous connaissons, ceux qui travaillent avec nous ou même ceux que nous rencontrons dehors avec respect. Il suffit de penser à comment nous voulons qu’on nous traite et faire pareil, sans ségrégation aucune. Il faudra surement penser à saluer dans la rue ceux que nous croisons, même si nous ne les connaissons pas, et commencer par saluer le plus démuni avant le reste. La modestie est la base des relations humaines.
  • Quand nous sommes dans les embouteillages et que nous sommes « embêtés » par un autre conducteur ou un piéton, avant de réagir violemment, imaginons que cette personne est un de nos proches, nous n’allons pas agresser un frère ou sœur, encore moins notre fils ou fille !
  • En parlant de fils ou fille, quand nous sommes en présence de nos enfants, soyons vigilants 10 fois plus quant à notre comportement et à ce que nous disons. Nous sommes une influence directe pour eux. Apprenons à nos enfants l’importance du mot et du geste, l’importance de la nature dans notre vie et comment vivre avec le respect pour tout cet acquis. Par ailleurs, il y a parmi les jeunes ceux qui peuvent être plus mures par rapport à leurs âges, ils pourront eux, dans ce cas, apprendre aux adultes les bonnes manières.
  • L’habitude de juger les autres et de mettre toujours la responsabilité sur l’autre est très difficile à changer. Nous parlons toujours des autres qui ne sont pas « bien », qui sont « mauvais », qui sont « la cause », etc. Mais ce qui est étonnant c’est que plusieurs disent la même chose, alors on se demanderait, qui est l’autre dans ce cas ? Si nous essayons de penser que l’autre ce n’est autre que nous-même, nous allons arrêter de juger et allons assumer nos responsabilités.
  • Nous pouvons penser à donner, de notre temps, de notre argent, mais surtout de notre écoute aux autres. Parmi nos proches, certaines personnes ont besoin d’aide pour s’adapter à cette situation et à d’autres, qu’on aura peut-être à vivre. Leur donner du réconfort, les encourager et leur envoyer des énergies positives, est surement ce dont elles ont besoin. Par contre, se lamenter tout le temps et affirmer que cela va empirer et que, Dieu sait ce que nous allons vivre dans les semaines et les mois à venir, ne fera que renforcer leur peur et confirmer l’état de panique générale.

Si vous êtes ici dans votre lecture, je vous en remercie.

Ce n’est qu’avec notre conscience collective et notre volonté de changer pour le mieux, que l’on va pouvoir réussir cette étape de confinement et en sortir épanouis, grandis et plus forts, capables d’évoluer vers le meilleur.

Thouraya

Image par Игорь Левченко de Pixabay